La nutrition anti-inflammatoire décrit une façon de manger qui soutient la capacité du corps à réguler l’inflammation — un processus central du système immunitaire. L’inflammation n’est pas l’ennemie en soi : l’inflammation aiguë est la façon dont le corps guérit les plaies et combat les infections. Le problème est l’inflammation chronique de bas grade qui couve en arrière-plan, liée aux maladies cardiaques, au diabète de type 2, aux affections auto-immunes et plus encore. L’alimentation l’influence par la régulation de la glycémie, le microbiote intestinal, l’équilibre des graisses et l’apport en antioxydants.
L’aspect encourageant, c’est que l’effet est réel et mesurable. Les essais randomisés montrent qu’une façon de manger de type méditerranéen peut abaisser des marqueurs comme la protéine C-réactive (CRP) — souvent d’environ 30 à 40 % par rapport à une alimentation occidentale typique — avec des changements apparaissant en quelques semaines et s’approfondissant sur plusieurs mois. Mais le domaine est aussi plein de bruit : listes d’« aliments inflammatoires », peurs autour des solanacées et remèdes à ingrédient unique qui ne tiennent pas. Les données pointent fermement vers les schémas globaux, non vers des coupables ou des héros individuels.
Cet article présente le fonctionnement de l’inflammation, l’interaction de l’alimentation avec les voies inflammatoires, les aliments et schémas précis qui aident réellement, des stratégies pratiques, et les mythes persistants à écarter.