Les médicaments GLP-1 — sémaglutide (Ozempic, Wegovy) et tirzépatide (Mounjaro, Zepbound) — ont transformé les soins du poids et du diabète, et leur usage s'étend rapidement. Ils agissent surtout en ralentissant la vidange de l'estomac et en réduisant l'appétit, alors on se sent rassasié plus tôt et on mange considérablement moins. Cette réduction de l'appétit est l'effet recherché, et il est efficace. Mais cela remodèle aussi le portrait nutritionnel : quand l'apport total chute du quart au tiers ou plus, ce que l'on mange compte bien plus qu'avant.
Le défi nutritionnel central sous GLP-1 n'est pas de manger moins ; le médicament s'en charge. C'est de faire en sorte que la plus petite quantité que vous mangez protège votre muscle, couvre vos besoins en nutriments et ne vous laisse pas appauvri. Sans attention à cela, une part importante du poids perdu peut provenir du muscle plutôt que de la graisse, et des carences peuvent se développer. La bonne nouvelle, c'est que ces risques sont largement évitables, et les diététistes, bien qu'encore sous-utilisés dans ce contexte, sont essentiels pour bien faire les choses.
Cet article présente comment les médicaments GLP-1 affectent l'alimentation, pourquoi les protéines et le muscle sont la priorité, comment gérer les effets secondaires, comment éviter les carences, et comment la nutrition soutient des résultats durables.