La maladie cœliaque est une affection auto-immune où la consommation de gluten (une protéine présente dans le blé, l’orge et le seigle) pousse le système immunitaire à attaquer la muqueuse de l’intestin grêle. Cela aplatit les villosités, les minuscules replis chargés d’absorber les nutriments, entraînant une malabsorption qui peut affecter tout l’organisme. Fait important, la maladie cœliaque n’est ni une allergie ni une simple intolérance ; c’est une maladie auto-immune, et même des traces de gluten causent des dommages.
Elle touche environ 1 % des personnes, mais de nombreux cas restent non diagnostiqués pendant des années, car les symptômes varient largement, allant des troubles digestifs classiques à la fatigue, l’anémie, la perte osseuse, ou même aucun symptôme évident. Dans un monde où le « sans gluten » est devenu une tendance, on oublie facilement que, pour une personne cœliaque, manger sans gluten n’est pas une préférence : c’est un traitement médical essentiel et à vie.
Cet article présente en quoi la maladie cœliaque diffère de la sensibilité au gluten, pourquoi un régime sans gluten strict est le seul traitement, les carences à surveiller, comment éviter la contamination croisée et pourquoi « sans gluten » ne signifie pas automatiquement « sain ».