La colite ulcéreuse (CU) est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin dans laquelle le système immunitaire entraîne une inflammation et des ulcères dans la muqueuse du côlon et du rectum. Elle suit généralement une évolution par rechutes, avec des périodes de poussée active marquées par diarrhée sanglante, urgence, douleur abdominale et fatigue, qui alternent avec des périodes de rémission. Contrairement à la maladie de Crohn, la CU est continue plutôt que discontinue, limitée au côlon, et n’affecte que la muqueuse interne.
La nutrition dans la CU est souvent mal comprise. Elle ne cause pas la maladie et ne peut la guérir, puisque la CU est à médiation immunitaire, mais elle joue un véritable rôle de soutien : gérer les symptômes (qui diffèrent entre poussée et rémission), prévenir les carences que l’inflammation et les pertes sanguines créent, et maintenir une bonne nutrition globale. Un piège fréquent est la sur-restriction : par crainte de déclencher des symptômes, on élimine bien plus que nécessaire et on finit dénutri. L’approche plus avisée adapte l’alimentation à l’activité de la maladie tout en gardant le régime aussi varié que possible.
Cet article présente en quoi la CU diffère du Crohn, comment manger en poussée versus en rémission, les carences clés à surveiller, ce que disent les données sur les schémas alimentaires, et la place de la nutrition aux côtés du traitement médical.