Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est l’un des troubles endocriniens les plus fréquents chez les femmes en âge de procréer, touchant environ 8 à 13 % d’entre elles, soit quelque 170 millions de personnes dans le monde. Il associe des caractéristiques hormonales, métaboliques et reproductives, et bien qu’aucun régime ne le « guérisse », la nutrition et le mode de vie fondés sur les données probantes sont centraux pour gérer les symptômes, équilibrer les hormones et protéger la santé à long terme.
Un développement majeur : en 2026, à l’issue d’un consensus mondial de 11 ans, l’affection a été officiellement renommée PMOS, soit Polyendocrine Metabolic Ovarian Syndrome (syndrome ovarien métabolique polyendocrinien). Ce changement reflète ce que la recherche a rendu de plus en plus évident : il s’agit d’une affection endocrinienne et métabolique touchant tout le corps, et non simplement les ovaires. L’ancien nom était trompeur, puisque les kystes ne sont pas requis pour le diagnostic et que le trouble touche le métabolisme, la peau, l’humeur et la fertilité. Le déploiement s’étalant sur environ trois ans, « SOPK » reste le terme familier durant la transition, et les deux sont utilisés ici.
Cet article présente la façon dont le SOPK/PMOS est diagnostiqué (y compris la nouvelle option de l’AMH), pourquoi l’insulinorésistance en est le cœur, et les stratégies nutritionnelles précises et fondées sur les données probantes qui améliorent l’équilibre hormonal, la régularité menstruelle et la santé métabolique.