L'industrie des suppléments est énorme, et les rayons donnent le vertige : des centaines de vitamines, minéraux, produits à base de plantes et « nutraceutiques », dont plusieurs promettent une santé sans effort. La réalité est plus nuancée. Certains suppléments offrent des bénéfices réels et fondés sur les données, surtout pour corriger les carences, tandis que d'autres sont inutiles, inefficaces, voire nuisibles s'ils sont utilisés à la légère. Le but n'est pas d'en prendre plus, mais de prendre la bonne chose, pour la bonne raison, à la bonne dose.
Un principe simple résume tout le sujet : les suppléments peuvent combler des manques nutritionnels précis, mais ils ne remplacent pas une alimentation équilibrée. La plupart des personnes en santé comblent leurs besoins par les aliments, et une multivitamine quotidienne fait peu pour prévenir la maladie chronique dans les populations bien nourries. Les suppléments sont vraiment utiles dans un usage ciblé : une carence confirmée, une étape de vie aux besoins accrus, une alimentation restreinte ou une affection qui nuit à l'absorption.
Cet article classe les suppléments selon ce que les données soutiennent réellement : quand ils sont nécessaires, lesquels ont de solides données, lesquels sont mixtes ou surévalués, lesquels peuvent nuire, et comment choisir des produits sûrs et efficaces.